16 décembre 2008
A l'approche des fêtes.
Les anniversaires reviennent... Toujours a la même date, en fait c'est le propre des anniversaire... Le poème posté l'an dernier est plus que jamais d'actualité, alors, je le re-post. Une pensée pour tous ceux qui, à l'approche des fêtes pensent aux personnes avec lesquelles ils ne pourront plus fêter noël. Je pense ici a tous ceux qui ont perdu quelqu'un de cher cette année et les années précédentes... Soyez les mieux possibles et inventez de nouveaux rituels, "sans eux", mais ils n'auraient surement pas aimé nous voir ne pas célébrer alors... Célébrons. Du mieux qu'on peut, il faut faire confiance au temps parfois, se faire confiance. La tristesse reste mais la douleur s'atténue... Et jours après jour, on va mieux.
La pièce d’a côté
La mort n’est rien
Je suis simplement passé
Dans la pièce d’à côté
Je suis moi, vous êtes vous,
Ce que nous étions l’un pour l’autre,
Nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
Parles-moi comme vous l’avez toujours fait,
N’employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble,
Priez, souriez, pensez à moi,
Prononcez mon nom à la maison, comme avant, sans trace d’ombre !
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié,
Elle reste pour vous ce qu’elle a toujours été…
Le fil n’est pas coupé,
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
Simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends tous,
Je ne suis pas loin,
Je suis simplement passé dans la pièce d’à côté….
14 décembre 2008
une philosophie
Allez voir c'est une mine d'idées et d'infos!
13 décembre 2008
ma poupette Cadeau de la vie...
Alors voilà... C'est pour elle que je vous ait laissé tomber pendant presque un an... Ca vallait le coup hein?
11 décembre 2008
en service.
Depuis mon retour de congé maternité, j'ai pris un poste un peu différent... Je travaille toujours aux urgences la nuit, mais je suis aussi "volante". on dit aussi "tournante" mais le terme est moins flatteur...
J'aime beaucoup l'ambiance qui règne dans les services à l'heure du coucher. C'est très différent de l'ambiance des urgences. Les patients ont besoin.. De patience. L'angoisse se montre parfois a l'heure ou la nuit est tombée, les langues se délient, les confidences se font intimes. On chuchote...
Il y a une chose que j'adore et que certaines infirmières détestent: j'appelle ça le "poupougnage". Ca consiste à faire différentes choses diverses pour que les patients dépendants se sentent bien et donc puissent dormir confortablement... Changer la protection, changer ou tirer les draps, mettre une carafe d'eau a disposition ou un urinal, faire un massage, discuter, sourire... Ça me change tellement des urgences ou c'est l'effervescence permanente! Un vrai plaisir...
Voilà, c'était un peu du boulot... Encore.
sans logis.
Ils arrivent, toujours avec le même visage tiré et fatigué. Le sommeil leur manque, comme la chaleur d'un foyer. Pourtant, diront certains "ils n'ont rien a faire de leurs journées".. Ils vivent au crochets de la société... J'ai vu un homme qui avait tellement froid qu'il ne pouvait plus parler. J'ai vu un homme sentant tellement mauvais que j'ai dû mettre un masque pour prendre soin de lui. J'ai vu le regard de ce couple frigorifié, si heureux devant leurs soupe a 3 heures du matin, et pourtant, elle n'était pas bonne, moi, je ne l'aurais pas bu. Mais m'a dit le surveillant, pour eux, ça suffira bien. Et ils m'ont dit merci, et j'ai eu honte.
J'ai souvent honte de tout ce que nous ne faisons pas pour eux. Ce que nous faisons n'est jamais suffisant, on pallie à l'urgence, on EST aux urgences.
06 décembre 2008
YANNIS tout seul...
Elle arrive avec son fils... Il a deux mois, il a une bronchiolite, elle n'est pas très sévère, il va plutôt bien. Mais elle, non. Elle est défaite, anéantie. Elle a retrouvé le jumeau de Yannis mort dans son berceau il y a quelques heures... Il avait lui aussi la bronchiolite, pas trop sévère avait dit le pédiatre, traitement, kiné, et retour à la maison, pas de quoi s'inquiéter avait il dit. La douleur de cette femme est insoutenable maintenant, son bébé est seul et elle aussi, le papa est absente il a accompagné "l'autre petit" en un autre lieu... Ils sont ensemble, tous les trois, et pourtant tellement seuls maintenant. On a hospitalisé Yannis. Sa mère aussi. Ce petit me fait penser a un petit Christophe, il a perdu lui aussi son jumeau, il y a 60 ans...
Je suis rentrée chez moi ce matin... Tout le monde dormait. J'ai été voir si ma petite de cinq mois respirait, avec une vraie angoisse... Ma vie a repris, les filles se sont levées pour aller a l'école et ma vie a continué.
La plus grande douleur imaginable pour un être humain est de perdre un enfant. Je le crois, profondément.






