26 décembre 2007
BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS
BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS
Vidéo envoyée par CRS1
Voilà c'est chez moi!!! Très proche de la réalité...
une nuit "différente"
Cet article aurait tout aussi bien pu s'intituler, une nuit comme les autre. Aucun patient ni aucune famille ne m'a souhaité une bonne fête de noël, j'en suis restée toute étonnée. Ce n'est pourtant pas faute de sourires ni de soins portés...
Je suis partie le 24 décembre au soir plutôt triste de quitter ma famille, mes petites attendaient le père noël.... Mais je me suis dit aussi que j'allais passer une nuit "différente", les rencontres a mon sens sont a faire, et plus particulièrement cette nuit là.
Et bien ce fût différent, on peut le dire ici... Une affluence de personnes plus énervées les unes que les autres, voulant être sorties avant d'être arrivées... J'ai cru naïvement que les esprits seraient plus apaisés, les personnalités plus indulgentes. En réalité, agressivité et tensions furent de la partie et malheureusement beaucoup de personnes âgées, seules.
Je me suis dit que jamais je n'aurais laissé ma grand mère de 90 ans démente seule dans un couloir des urgences la nuit de noël... Et bien ça existe. Je l'ai vu de mes yeux et ceci n'est pas un cas isolé. Nous avons rempli les lits du service d'hospitalisation de courte durée avec des personnes seules. Agées et seules. Je suis déçue de la nature humaine ce soir.
Biz a bientôt.
24 décembre 2007
Joyeux noël...
Mon surveillant m'ayant "pris en grippe" du fait je pense de ma grossesse, a décidé que je travaillerais ce soir. Je suis la seule maman a travailler dans l'équipe le soir du 24 décembre.... Je ne sais pas ce qui m'attends, peut être de belles rencontres, ou de la viande saoule... Je vous dirais cela demain, si je soigne cette nuit le père noël alors ce sera un peu grâce a moi que les cadeaux seront sous le sapin demain matin...
Je souhaite a chacun de vous un bon réveillon avec ceux que vous aimez...
biz!
21 décembre 2007
Je suis une maman méchante....
Clara me dit souvent que je suis méchante... Sans le penser ou en le pensant je ne sais pas alors, quand j'ai lu ce texte, qui n'est pas de moi, je me suis dit qu'elle doit le penser... Alors elle deviendra certainement "quelqu'un de bien".
Un jour, quand mes enfants seront assez vieux,
pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire,
comme ma maman méchante m'a dit:
Je t'ai aimé assez pour te demander où tu allais,
avec qui, et quand tu serais à la maison...
Je t'ai aimé assez pour être patiente
jusqu'à ce que tu découvres
que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain,
n'était pas fréquentable.
Je t'ai aimé assez pour me tenir plantée là
dans le cadre de porte pendant deux heures
tandis que tu nettoyais ta chambre,
une affaire de 15 minutes!
Je t'ai aimé assez que je t'ai laissé voir la colère,
la déception et les larmes dans mes yeux.
Les enfants doivent apprendre
que leurs parents ne sont pas parfaits.
Je t'ai aimé assez que je t'ai laissé assumer
la responsabilité de tes actions
même lorsque les pénalités étaient si dures
qu'elles ont presque brisé mon cœur.
Mais surtout, je t'ai aimé assez pour dire NON
quand je savais que tu me détesterais pour ça.
Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes.
Je suis heureuse de les avoir gagnées,
parce qu'à la fin, tu y as gagné aussi.
Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux
pour comprendre la logique
qui motive des parents «méchants»,
tu leur diras.
Votre mère était-elle méchante?
La mienne l'était.
J'ai eu la mère la plus méchante du monde entier!
Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour déjeuner,
j'ai dû manger des céréales, des oeufs, et des rôties.
Quand d'autres ont eu du Pepsi et des Jos Louis pour le dîner, j'ai dû
manger de la viande, du fromage, des légumes crus et des fruits....
Sans oublier tous ces biscuits et gâteaux
que ma maman nous a fait...
Et vous pouvez deviner que ma mère m'a fait des dîners
qui étaient différents de celui des autres enfants.
Ma mère a insisté pour savoir où j'étais en tout temps.
On aurait pu croire que j'étais enfermée dans une prison.
Elle devait savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux.
Elle insistait si je disais que je serais partie pour une heure, que
je serais partie pendant seulement une heure ou moins.
J'avais honte de l'admettre,
mais elle a eu les nerfs
d'enfreindre la loi sur la protection des enfants
concernant le travail en me faisant travailler.
J'ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!), apprendre à
faire la cuisine, passer l'aspirateur, faire mon lavage, vider les
poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels.
Je pense qu'elle se réveillait la nuit pour imaginer
de nouvelles tâches à me faire faire...
Elle a toujours insisté pour que je dise la vérité,
juste la vérité et rien que la vérité.
Au moment où je suis devenue adolescente,
elle pouvait lire dans mon esprit
et avait des yeux tout le tour de la tête.
Puis, la vie est devenue vraiment dure!
Ma mère ne laissait pas mes amis juste klaxonner
quand ils venaient me chercher.
Ils devaient venir à la porte pour qu'elle puisse les rencontrer.
Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand
ils avaient 12 ou 13 ans, j'ai dû attendre d'en avoir 16.
À cause de ma mère,
j'ai manqué beaucoup de choses
que d'autres enfants ont expérimenté.
Je n'ai jamais été prise pour vol à l'étalage, vandalisme,
ni même arrêtée pour tout autre crime.
C'était «toute de sa faute»
Maintenant que j'ai quitté la maison,
je suis instruite et une adulte honnête.
Je fais de mon mieux
pour être un parent méchant
comme maman l'était.
Merci a mon papa et a ma maman de s'être donné la peine d'être méchants.. Par ce que ca leur a pris du temps et de l'énergie....
20 décembre 2007
Renan Luce "Mes Racines" à La Cigale (mai 2007)
Renan Luce "Mes Racines" à La Cigale (mai 2007)
Vidéo envoyée par genialgenialgenial
J'adore cette chanson! Les paroles sont une merveille, je vous les avait mis il y a quelques temps en voici l'air... A écouter avec attention en se posant la question de nos racines, et celles de nos enfants... Biz
19 décembre 2007
Laissons les parler...
Pour les personnes que ça intéresse, je vais... Super bien. Bébé bouge depuis avant hier et je mesure toute la chance que j'ai de l'avoir. Emerveillement comme au premier jour de ma première. Pour la deuxième, j'avais peur de moins l'aimer que l'ainée, mais je sais maintenant que le cœur des mamans grandit avec sa famille...
Comme vous le savez et le ressentez certainement, une vague de froid a envahi nos régions. Et bien j'ai travaillé ce weekend et les PERSONNES sans domiciles étaient vraiment dans la détresse. Un de nos "habitué" est arrivé car il a fait un choc thermique... En rentrant dans un abri chaud. Il est fou que de nos jours l'humain puisse encore supporter cela. Autant celui qui regarde, comme moi, que celui qui le vit... Pour l'infime partie de ce que je connais de ces personnes ils ne sont pas tous destinés a vivre dans un logement comme nous l'imaginons (contrairement à ce que l'on entends dans les médias). Pour moi, la vraie solution digne d'eux serait de leur laisser le choix. A tout instant ils doivent avoir le choix de ne pas mourir dans le froid, de ne pas crever de faim. Mais pourquoi veut-on les "insérer" a tout prix? Certains n'en sont pas capables, certains n'en n'ont pas le désir mais ce n'est pas les respecter de parler à leur place... Laissons leur la seule digité qu'il leur reste, le choix d'orienter leur propre vie et cessons de parler à leur place sous prétexte qu'ils ne sont pas capable de le faire serait a mon sens enfin les respecter... Et les voir comme des humains.
biz a bientôt
15 décembre 2007
anniversaire
Je suis seulement passé, dans la pièce à coté, Ce que je suis pour vous, je le serai toujours. De là-haut, je vous vois et veille sur vous. Je suis dans vos cœurs et près de vous à jamais! Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné. Parlez-moi N'employez pas un ton différent, Ne prenez pas un air solennel ou triste. Priez, souriez, Pensez à moi, Priez pour moi. Que mon nom soit prononcé dans vos maisons Sans aucune trace d'ombre. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
Simplement parce que je suis hors de votre vue...? Je ne suis pas loin, juste de l'autre coté du chemin...
13 décembre 2007
J'ai oublié de mettre un titre...
Hier, j'ai oublié la compétition de natation de ma grande... Honte a moi. In extrémis, elle a pu arriver car mon mari a retrouvé par hasard la feuille d'inscription posée sur le bureau. Je perds en ce moment tout mon sens de l'organisation. Je suis en retard dans mon "rangement de jouets avant noël", dans mon repassage et ma lessive. Pourtant je ne travaille pas plus qu'avant, ne suis pas plus fatiguée...
C'est comme si mon cerveau tournait au ralenti, au rythme mystérieux d'on ne sait quel horloge. Je vais voir cet après midi mon médecin préféré, elle est homéopathe, un peu psychologue... Peut-être trouverais-je des réponses. En l'espace d'une semaine j'ai quand même provoqué une inondation dans la cuisine, cassé deux bols et retourné l'ongle de mon auriculaire.. En bref, je suis une catastrophe ambulante. Heureusement que je ne conduis pas sinon, j'aurais probablement cassé la voiture ou fait des blessés.
Rien de grave en définitive car ma grande a eu sa médaille!
Espérant ne pas égarer mon code d'accès a ce blog je vous dit a bientôt!
biz
07 décembre 2007
états d'âmes.
Les hormones et les évènements me jouent des tours en ce moment. Le recul est plus difficile à prendre lorsque l'on met au monde... Petite vie en fabrication.
J'ai reçu une jeune femme, au même terme que moi, à peu de choses près. Enceinte de 4 mois elle s'est fait frapper par son mari. Elle avait mal au ventre... Dans quel monde mettons nous nos enfants quand nous les concevons. Nous prenons la décision de les aimer quoi qu'il arrive et de tenter de les protéger. Ce monde ou les gens meurent aux urgences de l'hôpital et nous n'avons personne a prévenir. Ce monde ou les maris frappent leurs femmes enceintes.
Je me dis souvent que mes enfants vont bien, tous es jours je remercient qu'ils aillent bien. Je suis allée chercher ma grande à la danse tout à l'heure et ait surpris la fin du cours. La voyant souriante, en rythme, belle, élancée et tellement à l'aise dans son corps m'a donné les larmes aux yeux. Ça m'a surpris.... Les hormones nous jouent des tours...
03 décembre 2007
séparation.
Je suis au box de déchocage ce soir, on a déjà intubé un monsieur qui a fait une tentative de scuicide... C'était gravissime, il est parti en réanimation... Sorti d'affaire.
Le SAMU appele, un monsieur fait une hémorragie extériorisée sur son cancer de la gorge. Il est choqué quand il arrive, il est avec sa femme... Nous appelons l'ORL de garde qui est chez lui. J'installe le monsieur qui est très angoissé, il n'a aucune mobilité de la langue à cause de son cancer... Mais, on arrive a se comprendre, au bout de quelques minutes, il esquisse même un sourire. Le contact est établi. L'ORL arrive, je commence par le mettre dehors, il est en civile et je ne l'avais pas reconnu... Ça me fait rire un peu, le monsieur aussi, l'ORL un peu moins mais c'est pas grave, ça aura eu l'avantage de lui changer les idées pendant quelques secondes....
Le médecin commence à lui enlever les pansement qu'il a dans la bouche, il veu voir sa femme, je la fais rentrer dans la pièce, les larmes envahissent leurs yeux. Et là, l'hémorragie recommence de façon massive. Il éructe du sang, m'éclabousse... J'aspire tant que je peut, essaye de le rassurer mais moi même je ne le suis pas! Le médecin est là, on appelle les réanimateurs puis tout va très vite. Je vois dans ses yeux (qu'il me semble je suis la seule à regarder) qu'il part. Nous essayons de le réanimer durant plus d'une heure, massage, intubation, adrénaline... Rien n'y fera il est mort.
La pièce est un champ de bataille, tout le monde s'en va... Avec ma collègues je le prépare et appelle sa femme... Je reste là, je ne peut rien dire. Rien n'est assez fort pour exprimer la douleur de la séparation. Elle est venu avec son mari, elle rentrera seule. Il aura fumé durant des années. Certainement qu'il a essayé d'arrêter, promis, hésité... Elle reste seule.
Au petit matin, j'ai encore demandé a mon mari d'arrêter de fumer. Il a souri.






